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Les étapes vers l'ordination

Le cheminement vers le sacerdoce se fait par étapes. Chaque pas est important, il permet au séminariste de faire le point sur son cheminement et de s’engager progressivement.
L’Église prévoit des étapes institutionnelles marquées par un rite liturgique :

Admission, institutions et ordinations sont des moments importants de la vie de la communauté de formation dont elles rappellent à tous la finalité et dont elles jalonnent le déroulement

Admission comme candidat au sacerdoce

« Le rite d’admission est destiné à des aspirants dont l’intention, soutenue par les dispositions nécessaires, est clairement parvenue à une maturité suffisante. La ferme intention de recevoir l’ordination doit être exprimée publiquement par les aspirants ; elle est accueillie officiellement par l’Évêque ».
Au Séminaire, elle correspond habituellement à la première année de théologie.

L’ordination sacerdotale se situe dans la continuité de l’ordination diaconale, habituellement au bout d’un an de diaconat. (Extrait de la Charte du Séminaire n° 24).
Dans l’audience du 6 juin 2009, le Pape Benoît XVI rappelait :

« La tâche de former des prêtres est une mission délicate. La formation proposée au séminaire est exigeante, car c'est une portion du peuple de Dieu qui sera confiée à la sollicitude pastorale des futurs prêtres, ce peuple que le Christ a sauvé et pour lequel il a donné sa vie. Il est bon que les séminaristes se souviennent que si l'Église se montre exigeante avec eux, c'est parce qu'ils devront prendre soin de ceux que le Christ s'est si chèrement acquis. »

Institution au lectorat et à l'acolytat

Les institutions au lectorat et à l’acolytat constituent des étapes importantes dans la formation des séminaristes en vue du sacerdoce. Conférés par l’évêque, ces ministères institués enracinent progressivement le séminariste dans le service de la Parole et de l’autel.

Le lectorat est un signe ecclésial qui manifeste l’importance de l’annonce de la Parole dans la vie du futur prêtre. Institué lecteur, le séminariste reçoit la mission de la proclamer dans l’assemblée liturgique, à l’exception de l’Évangile, dont la proclamation est réservée aux diacres et aux prêtres. Mais ce service dépasse la liturgie : il implique une familiarité quotidienne avec l’Écriture. Comme le rappelle le saint pape Paul VI : « Le lecteur devra acquérir davantage chaque jour l’amour profond et la connaissance de la sainte Écriture, grâce auxquels il deviendra plus parfaitement le disciple du Seigneur » (Motu proprio Ministeria Quaedam, 1972). Lors de la célébration, l’évêque lui remet la Bible en disant : « Recevez le livre de la Sainte Écriture et transmettez fidèlement la Parole de Dieu : qu’elle s’enracine et fructifie dans le cœur des hommes ».


L’acolytat prolonge ce chemin en orientant le séminariste vers le service de l’Eucharistie. L’acolyte assiste le prêtre et peut distribuer la communion. Ministeria Quaedam souligne que « l’acolyte, destiné particulièrement au service de l’autel, doit s’initier à tout ce qui se rapporte au culte public de Dieu et s’appliquer à en pénétrer le sens intime et spirituel : il pourra ainsi s’offrir chaque jour tout entier à Dieu et être pour tous, dans la maison de Dieu, un exemple de dignité et de respect ; il doit enfin porter un amour sincère au Corps mystique du Christ, c’est-à-dire au peuple de Dieu, et particulièrement aux faibles et aux malades ». Lors de l’institution, il reçoit la patène et le calice : « Recevez ce pain et cette coupe de vin pour la célébration de l’Eucharistie, et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l’Église ».

Ainsi, ces ministères configurent le séminariste au Christ serviteur.

Ordination diaconale

L’ordination diaconale est le premier degré du sacrement de l’ordre. Elle constitue une étape importante pour le séminariste, qui s’approche de l’ordination presbytérale et voit son appel confirmé par l’Église en étant configuré au Christ-Serviteur. Afin de mieux comprendre les missions confiées au diacre, nous pouvons regarder de plus près ce qui lui est demandé par l’évêque au moment de l’ordination :

« Êtes-vous prêt à vous engager au célibat. Voulez-vous, pour signifier le don de vous-même au Christ Seigneur, garder toujours cet engagement à cause du Royaume des cieux, en vous mettant au service de Dieu et de votre prochain ? »

Le candidat exprime concrètement son désir d’engager toute sa personne d’un cœur libre et sincère pour servir l’Église et le peuple de Dieu à travers ces différentes missions pastorales qui pourront lui être confiées.

« Voulez-vous être consacré à la diaconie de l’Église par l’imposition de mes mains et le don du Saint-Esprit ? »

Par l’imposition des mains de l’évêque, le nouvel ordonné manifeste sa volonté de recevoir de Dieu cette consécration au Christ-Serviteur. Le ministère diaconal est ainsi une grâce que Dieu donne pour le bien et la croissance spirituelle de son peuple.

« Voulez-vous accomplir votre fonction de diacre avec charité et simplicité de cœur, pour aider l’évêque et ses prêtres, et faire progresser le peuple chrétien ? »

Afin de mieux faire transparaître le Christ-Serviteur, le diacre accompli son ministère dans la charité et la simplicité du cœur. Il devient ainsi le serviteur des plus pauvres et des plus miséreux à l’image du diacre saint Laurent qui, au début de l’ère chrétienne, a été un exemple dans le soutien des plus nécessiteux. C’est par une simplicité de vie, liée aux préceptes évangéliques, que le diacre contribuera à la progression du peuple chrétien.

« Voulez-vous comme le dit l’apôtre saint Paul, garder le mystère de la foi dans une conscience pure, et proclamer cette foi par la parole et par vos actes, fidèles à l’Évangile et à la tradition de l’Église ? »

La mission principale du diacre est l’annonce de l’Évangile. Cette annonce s’exprime notamment dans le service liturgique où il est appelé à proclamer l’Évangile et peut être convié à prêcher durant les différentes célébrations. Le diacre est le serviteur de la Parole, et se doit d’en être le porteur pour tous les fidèles notamment dans les sacrements qu’il célèbre tel que le baptême ou le mariage.

« Voulez-vous garder et développer un esprit de prière conforme à votre état et, dans la fidélité à cet esprit, célébrer la liturgie des Heures en union avec le peuple de Dieu, intercédant pour lui et pour le monde entier ? »

Durant son ministère, le diacre est appelé à développer un esprit de prière en célébrant la liturgie des Heures. Cette prière quotidienne enracine le nouvel ordonné dans la communion spirituelle de l’Église en intercédant pour elle et pour le monde. Cela lui donne aussi un cadre de prière nécessaire dans sa journée afin de toujours se souvenir de la finalité de sa mission.

« Voulez-vous conformer toute votre vie à l’exemple du Christ dont vous prendrez sur l’autel le corps et le sang pour le distribuer aux fidèles ? »

Le service de l’autel est une autre mission du diacre. Pour l’accomplir, il aide à la préparation des offrandes et soutient les prêtres dans la distribution de l’Eucharistie, notamment aux personnes malades qui ne peuvent être présentes à la messe. Ainsi, son ministère et sa propre vie sont orientés vers l’exemple même du Christ qui s’offre humblement pour son peuple dans sa Passion.

À travers ces différentes questions, nous avons pu voir les diverses missions du diacre. En les réalisant, le diacre soutient les évêques et les prêtres dans leur service pastoral et s’efforce de se conformer au Christ-Serviteur pour être signe de sa charité auprès du peuple de Dieu.  

 

Devenir prêtre - parcours de discernement

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